Les machines prennent la parole par Françoise Engrand

En cette période de vacances, je vous propose une réflexion sur ces nouveaux outils autour de larges extraits d’un article d’Arnaud Devillard publié dans le numéro 843 de mai 2017 du mensuel Sciences et Avenir.

Je tiens à préciser que le chatbot ELIZA est un un thérapeute virtuel qui ne remplace pas le médecin mais permet des évaluations. De la même manière il est possible d’envisager un coach virtuel qui pemettra de cerner les difficultés avant de contacter un coach.

Cette approche est en cours avec un de nos partenaires à travers le logiciel PocketConfidant qui est en cours de développement. Nous aurons l’occasion d’y revenir prochainement.

En attendant, bonne lecture et bonnes fins de vacances.

Les robots conversationnels « chatbot » utilisent les progrès de l’Intelligence Artificielle et de l’apprentissage automatique pour affiner leur interaction avec les humains.

Ils s’appellent Andrew, Howdy, Amy, Julia, Sophie, Molly, Alexa, Joy, Jam. Ils et elles sont assistants et leur travail consiste à discuter. Ce sont en fait des « chatbots » (de « chat » discuter et « bot » aphérèse de robot), des programmes informatiques capables de fournir questions ou réponses en temps réel et en langage naturel dans le cadre d’échanges avec un humain sur ordinateur ou Smartphone. Il s’en est créé 11 000 entre mars et juillet 2016, plus ou moins élaborés, rien que sur la messagerie instantanée de Facebook. Le concept n’a rien de nouveau, le premier « chatbot » (ELIZA) conçu au MIT (Massachusetts Institute of Technology, États Unis), remonte au milieu des années 1960. Mais les progrès récents de l’intelligence artificielle conjugués à ceux du traitement du langage et à l’ergonomie des interfaces ont entrainé une profusion de ces programmes, intégrés aux messageries instantanées, sites Web et autres outils d’entreprise.

Ils sont parfois dotés d’une véritable personnalité, détectable à travers le langage utilisé. Jam, par exemple, un « chatbot » mis au point par une start-up française et destiné à fournir des idées de sorties aux étudiants, s’exprime à coup de « à plus », « j’ai pas tout capté », « on fait quoi? »…. un résultat obtenu grâce recours à des professionnels de l’écriture et de la création de personnages, écrivains ou scénaristes. C’est le cas de Cortana, l’assistant vocal de Microsoft, ou de Sophie, « chatbot » médical allemand dont le texte est travaillé par une scénariste.

 

Plus il est utilisé, plus le système s’améliore.

La notion d’apprentissage automatique est au cœur de beaucoup de ces agents conversationnels : le système interagit de mieux en mieux au fur et à mesure qu’il est utilisé par davantage de personnes. C’est le cas des interfaces vocales Cortana, mais aussi Siri pour Apple, Google Now ou du récent Bixby de Samsung. Le logiciel de Julie Desk, un assistant de prise de rendez-vous par e-mail créé par trois polytechniciens français, a ainsi été entraîné à reconnaître les différentes étapes d’un choix de date et heure pour pouvoir envoyer des relances en cas de non réponse, suggérer plusieurs propositions (Julie Desk a accès aux agendas), reporter des engagements, etc. «Dans 80 % des cas, les interventions de Julie sont directement validées par un humain et dans 20 % des cas, il faut les corriger, ce qui permet au logiciel d’apprendre », explique Caroline Baron, responsable du marketing.

Pour autant, peut-on véritablement parler de « conversations » ? «Pour beaucoup de ces outils, il s’agit de successions de questions et de réponses : les tours de parole s’enchaînent mais il n’y a pas de dialogue, car il faudrait pour cela pouvoir faire référence à ce qui s’est dit très en amont, ce qui est difficile», explique Catherine et Pélachaud chercheuse CNRS à l’Institut des systèmes intelligents et de robotique. Depuis 1999, elle développe des agents conversationnels animés prenant en compte des signaux de communication dits non verbaux, en se fondant sur des technologies de reconnaissance visuelle et sonore utilisant la caméra et le micro d’un ordinateur.

«Nous travaillons à faire en sorte que l’agent réagisse à des signaux détectés chez l’humain comme des sourires, des hochements de tête, des haussement de sourcils, etc. ». À travers des méthodes d’apprentissage automatique, une corrélation est établie entre ces signaux et la prosodie de l’interlocuteur, à savoir le ton et les inflexions de sa voix, trahissant telle émotion particulière, et analysée par des technologies de traitement du signal. Là encore, il s’agit de permettre au « chatbot » d’interagir.

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D’autres domaines n’en sont qu’à leurs balbutiements, comme le traitement de la sémantique ou la mémorisation d’un dialogue. «L’enjeu n’est pas de faire passer une machine pour un humain mais de faire en sorte qu’elle soit mieux comprise par un humain » prévient Laurence Devillers, chercheuse au laboratoire d’informatique pour la mécanique et les sciences de l’ingénieur. En 2016, la mésaventure du « chatbot » Tay lancé par Microsoft sur Twitter a rappelé une autre limite du dialogue homme-machine. En quelques heures, les internautes ont exploité sa capacité d’apprentissage pour lui faire exprimer des propos racistes et complotistes. Au point que Microsoft a dû mettre aussitôt fin à l’expérience. Comment, dans ces circonstances, amener une IA à se reprendre? «Le désapprentissage –autrement dit l’oubli– est très difficile pour une intelligence artificielle, admet Laurence Devillers, la seule solution est de tout effacer » autrement dit : couper la parole au chatbot.

 

 

 

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Participation à un forum avec l’association 60.000 rebonds

PhotoGerardLe 31 mai, Gérard Desmaison participait à une table ronde avec Michel Noir ancien ministre, ancien maire de Lyon pour partager leur expérience et leur rebond.

quelques extraits ci-dessous:

« Un paradigme n’est autre qu’une grille de lecture sociétale, une représentation du monde, un modèle cohérent de voir les choses. Les paradigmes sont importants car ils conditionnent nos modes de fonctionnement, les façons de vivre ensemble et ils évoluent avec le temps.

En matière de management, il y a 100 ans le paradigme « Capital + Travail » a engendré des méthodes de management développées par des chercheurs considérés comme révolutionnaires à l’époque. Taylor, Weber ou Fayol ont fait fleurir le travail à la chaine, les fonctions, la bureaucratie… On s’est vite aperçu que derrière le mot « travail » il y avait des hommes.

Il y a une cinquantaine d’années, des chercheurs comme Mayo, Maslow, Herzberg, Crozier…ont développé d’autres théories appliquées en entreprise : équipe autonome, gestion du personnel, organisation matricielle…pour en arriver, avec Becker, au paradigme du Capital Humain. Le Capital Humain est la force physique, intellectuelle, morale (certains aujourd’hui ajoutent émotionnelle) nécessaires, mises à disposition et utilisées au développement des organisations. Donc le Capital Humain est aliénable de l’individu vers l’entreprise, exploitable (on crée des Directions des Ressources Humaines pour cela), calculable par les entreprises.

Dès 1974, un chercheur lyonnais s’oppose au Capital Humain pour présenter une vision du management par le Potentiel Humain. Le Potentiel Humain est l’énergie qui existe en puissance, virtuellement, et non en actes, en chaque être humain. Chaque individu peut éventuellement, le libérer en modifiant les positions relatives de ses besoins fondamentaux (Physiologiques, Psychologiques, Sociologiques, Economiques). Le Potentiel Humain est inaliénable (c’est l’individu qui le libère), la satisfaction des besoins des individus permet de l’exploiter. Il n’est pas encore calculable mais avec le progrès des neurosciences et de la physique quantique, il sera bientôt encodé comme l’ADN ne l’était pas il y a 50 ans. Le potentiel Humain est un iceberg dont le capital Humain est la partie visible.

Nous sommes entrés dans ce paradigme émergent. Regardez les trésors d’imagination prodigués par nos DRH pour motiver les collaborateurs, l’apparition des Directions du Bonheur ou Bien-être au travail, la banalisation du coaching en entreprise, l’émergence de méthode de management surprenantes (sociocratie, halocratie, entreprise libérée), la mode du Co ou ce que j’appelle le co-management, sans parler des approches « new âge » (manager avec les accords toltèque, les 5 éléments chinois, la méthode franc-maçonnique, ho oponopono….).

Une autre conception du management basé sur le Potentiel Humain est en train de se mettre en place, plus holistique et humaniste, mettant en jeu des outils de gestion moins cartésiens, avec moins de raisonnement discursif, conduisant à une action flexible et pilotée par objectifs plus globaux. D’ailleurs les compagnies du Web et les starts up fonctionnent déjà comme cela.

Alors pourquoi pas vous ? »

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Donner du sens à ses moments de vie

Mario   Par Mario Petricola

 Fait de moments importants et signifiants, le travail participe à côté de nombreuses autres activités humaines à donner du sens à nos existences, ne serait-ce que par le temps de vie qu’il représente. Chacun de nous se rappelle son premier contact avec le milieu du travail à l’occasion d’un job étudiant, ou d’un premier contrat et son lot d’interrogations pour se sentir à la hauteur de ce qui est demandé, pouvoir faire un parcours professionnel intéressant et riche qui apporte satisfaction et reconnaissance. Combien de déceptions, frustrations lorsque le travail ne répond pas à nos désirs et devient un souci plus qu’un moyen d’épanouissement.

La satisfaction au travail rêve ou réalité ? 

Dans la mesure où le travail nécessite de déployer des efforts, il est par nature contraignant. La satisfaction au travail ne provient pas de l’absence d’efforts ou de contraintes, mais d’un équilibre entre les difficultés de la confrontation au travail et les contreparties subjectives qu’on en retire. On peut accepter des contraintes fortes si on « s’y retrouve » subjectivement. En revanche, si ces contreparties n’existent pas, le malaise pouvant aller jusqu’à une forme de souffrance entendue comme une impuissance à faire, peut s’installer.

Le philosophe Paul Ricoeur, évoquant la « capacité de faire arriver des événements dans l’environnement physique et social du sujet agissant », voit dans la puissance d’agir, une donnée anthropologique fondamentale, c’est-à-dire une caractérisation de l’humain en général.

Pour lui l’homme est un être agissant qui se réalise dans l’action et donc qui est le produit de son action. Dès lors toute entrave à sa puissance d’agir en situation de travail peut être à l’origine d’une souffrance entendue comme une impuissance à faire.

Pour la personne vivant momentanément ce sentiment d’impuissance, le malaise va grandissant et envahit peu à peu les divers champs relationnels de sa vie (couple, famille, amis).

Prendre le chemin de la reconquête du plaisir au travail

Ré-agir, c’est à dire retrouver la puissance d’agir est donc le chemin à prendre pour que le travail soit à nouveau un moteur de notre vie. Mais somment mobiliser son énergie alors que l’on est dans une phase de déception et d’abattement parfois prononcé. Lorsque la machine à penser tourne à vide ou se met en boucle, difficile de retrouver la bonne direction, celle qui donne du sens à nos moments de vie.

Assurément la présence d’un tiers à ses côtés peut aider à cheminer à nouveau et retrouver une envie de s’investir dans le travail.

L’accompagnement ou coaching professionnel vise à faire retrouver des marges d’action à la personne en difficulté par un ensemble de petits pas qui, l’un après l’autre vont réanimer l’envie de trouver du plaisir au travail.

Par un effet réflexif, le coach va faire un arrêt sur image et faire prendre conscience des moments qui peuvent faire sens. Ainsi accompagnée, la personne en mal être va pouvoir progressivement reprendre en mains son devenir et restaurer une assise personnelle et professionnelle pour repartir d’un pas plus assuré.

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Entre rupture et préjugés, les entreprises disruptives et les millennials : L’humain au centre des transformations

PhotoCatherine Catherine a pu assister le 8 décembre 2016 dans le cadre d’un événement organisé par Potentiel & talents à une conférence tournée vers le futur sur le thème en titre.

Voici donc en résonnance et partage ses moments d’étonnements lors de cette conférence animée par Christian COUTENCEAU, Président du Groupe Technologies avancées – HEC, membre des jurys de la fondation HEC, de l’incubateur HEC et Direction de l’innovation – Léon Grosse

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« Un monde connecté, digitalisé, globalisé »

Nous vivons une innovation en flux continu.

Les startups font bouger tous les secteurs. Nous vivons aujourd’hui une révolution aussi importante que celle de l’imprimerie.

« Comprendre le mouvement c’est comprendre le sens » disait Aristote.

Le challenge qui s’ouvre à nous est également autour de la place de la ville : la vie inclusive pour les villes. On assiste à la métropolisation du monde. En France aujourd’hui, 78% des personnes vivent dans une ville. Ainsi le système de décision change, et les villes prennent de plus en plus la place de la nation. La réponse règlementaire se fait par la métropole et contribue ainsi à son autonomisation (illustrée par les récents exemples autour des politiques des transports, auto lib, écologie et environnement).

Au delà de la métropole qui prend une place plus importante que la nation, ce sont également les entreprises globales qui prennent cette place et régissent nos vies et notre économie. En effet, APPLE représente aujourd’hui 15% du PIB du Danemark !

Dans les organisations nous rencontrons aujourd’hui jusqu’à 4 générations en présence dans les espaces de travail. De nouvelles questions se posent ainsi dans le développement des talents dans l’entreprise :

  • De quelles compétences avons-nous besoin ?
  • Quelles sont les compétences que nous souhaitons développer dans l’entreprise demain ? Sans doute des profils ayant un esprit collaboratif, communicant, adaptable, ayant l’esprit d’initiative, ouvert et multidisciplinaire. Où puis-je recruter ces profils ?
  • Quel est le parcours dans l’entreprise pour le collaborateur innovant que je souhaite recruter et garder.
  • Est-ce que nous ne devrions pas aujourd’hui proposer un plan de valeurs plutôt qu’un plan de carrières ? Comment partager la vision ?

 

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Participation de Jean Pautrot à la nouvelle édition de Manageor

photo_j_pautrotAncien Directeur Mobilité Groupe d’EDF, Président d’honneur du Conseil Magellan de l’international, Conseiller du Commerce Extérieur,  Jean Pautrot vient de rédiger le chapitre sur le manager à l’international de la nouvelle édition de Manageor.

Nous vous proposons de le découvrir à travers le lien ci-dessous:

ManageorExtrait

 

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Un Echo de Jean Pautrot

photo_j_pautrotAncien Directeur Mobilité Groupe d’EDF, Président du Conseil Magellan de l’international, Conseiller du Commerce Extérieur,  Jean Pautrot vient de rédiger pour le journal « Les Echos », un article intitulé « Management, l’inévitable dimension culturelle ». Nous vous proposons de le découvrir à travers le lien ci-dessous:

http://business.lesechos.fr/directions-generales/0204237823049-management-l-inevitable-dimension-culturelle-109448.php#

 

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Découvrir le Limbic coaching Par Mario

Mario

C’est une méthode brève de coaching à disposition des coachs expérimentés créée par Sylvia Kurpanek en 2011 à Palo Alto et présentée lors d’un workshop à Paris en 2013.

L’outil vise à améliorer le bien être général, la résistance au stress, stimuler la créativité en dépassant les blocages psychologiques internes .

S’inspirant des travaux de Francine Shapiro à propos de l’EMDR, la méthode adaptée à des situations de coaching (hors thérapie) consiste à adresser les émotions désagréables pour en neutraliser l’impact en utilisant les canaux sensoriels (Visuel, Auditif, Kinésthésique) et ainsi descendre du cerveau rationnel au cerveau limbique.

 Pour plus d’informations sur la méthode, visiter son site : www.paifsc.com

 

 

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En cuisine avec Sophie

sv_photo80x80        Sentant une demande enthousiaste et ouverte pour des changements alimentaires chez certains de ses clients, Sophie propose depuis mai des ateliers VGTao pour accompagner ce mouvement. Une niche parmi les autres activités (coaching, TaoDirigeant, Tao Yin, Energétique Manuelle Chinoise…) le fil conducteur étant toujours de faciliter l’expansion de l’autonomie, de la  responsabilité individuelle et du plaisir de vivre.

Vegetao

Infos sur ces ateliers VGTao :http://www.vegetao.eu/

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LES RENCONTRES DE L’A3D par Gerard Desmaison

Nous avons eu le plaisir d’échanger avec Jean Marc PARIZET. Il a été formé au coaching comme la plupart d’entre nous à HEC.  Il a écrit sur l’importance de la première séance de coaching, mais ce qui nous a particulièrement intéressé c’est son approche de la pleine conscience. Comment nous sommes influencés par les quatre éléments (terre, feu, eau,  air) qui font de chacun de nous un être unique avec sa nature spontanée.  Le cinquième (la pleine conscience) se travaille à partir des quatre premiers au travers d’un outil (le SOEI) qu’il a développé  et diffuse. Son application touche autant la vie personnelle que la vie professionnelle.  Le chemin vers la pleine conscience est certainement une démarche qui construit un management durable, qui réconcilie l’économique et l’humain.

Ses ouvrages :  » La force de la Pleine Conscience – Découvrez notre 5e clé énergétique » et « Réussir la première séance de coaching », chez DUNOD.

Pour en savoir plus, www.samyodis.com

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A3D NEWS

Gérard DESMAISON, membre de l’Atelier Du Dirigeant Durable (A3D)  depuis 2008, a été élevé au grade de Docteur en Sciences de Gestion. Sa  thèse sur la durabilité des méthodes de management dans les organisations a reçu la mention « Très honorable. Encouragements et félicitations à l’unanimité du jury ».

Gérard y développe des thèmes chers à l’A3D comme la réconciliation de l’économique et de l’humain, le management socio-économique, l’accompagnement des acteurs et la valorisation du potentiel humain dans les organisations.

 

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